Le collège-lycée Baba Simon

Un projet éducatif innovant

Un des piliers du Projet de Promotion Humaine

Le collège Baba Simon est un des volets du projet global de Tokombéré. Avec l’hôpital, la maison du paysan, la promotion féminine, le foyer des jeunes et les écoles primaires, ce projet a pour objectif de promouvoir l’Humain dans l’arrondissement de Tokombéré.

Simon Mpeke, dit Baba Simon était un prêtre camerounais du sud, qui a voulu vivre avec les populations du Nord, qu’il apprend à découvrir avec patience et respect.

Baba Simon vient à Tokombéré. Il créé la mission et l’école Saint Joseph.

La même année le docteur Maggi ouvre l’hôpital.

Christian Aurenche, prêtre et médecin, transforme l’hôpital en « Centre de promotion de la santé ».

Un projet « jeunes » est mis en place : un centre d’activités culturelles et sportives, avec bibliothèque, salle informatique; des « sarés » ou foyers de jeunes autogérés; une « semaine des jeunes »…

Un projet agricole démarre afin de répondre à la préoccupation des habitants : mieux se nourrir.

Le « collège Baba Simon », ouvert par Nicole Payelle, du diocèse de Créteil, accueille les 90 premiers élèves avec deux classes de sixième. Il s’agit de répondre aux besoins de formation des jeunes, de leur donner « une clé pour la vie »* et par là-même de favoriser le développement de la région.

*Baba Simon

Ouverture du lycée en prolongement pédagogique du collège.

Depuis cette date, les chefs d’établissements sont camerounais. Mr Etienne Zikra a repris le poste après Nicole Payelle.

Victor Eboh, ancien vice principal prend la direction du collège-lycée Baba Simon.

Les 30 ans du collège sont fêtés à Tokombéré. Le covid empêche tout rassemblement en France.<[/et_pb_text]

L' »Ecole pour la Vie » peut enfin fêter la création du collège. La fête des 35 ans se déroule dans le lycée Teilhard de Chardin à St Maur le 12 octobre par un beau soleil.

Un projet éducatif innovant

Le collège est un lieu de formation harmonisant vie du village et filières de l’enseignement général. Les objectifs sont d’améliorer par les « passerelles »,les conditions de vie des jeunes et des familles au village et de prendre en main leur avenir. Les filières de l’enseignement général sont enseignées pour l’obtention des examens officiels: Brevet des collèges, Probatoire (en 1ère) et Bac. Certains, quand ils le peuvent, choisissent de poursuivre des études supérieures pour participer au développement économique de la région.

Le collège est un lieu d’éducation à la vie et de responsabilité.

En communauté, chacun est amené à devenir un agent de développement au service de tous. « Nous sommes à l’écoute de nos différences dans un climat de tolérance et de confiance. Nous respectons et travaillons au devenir du bien commun ».

Le collège est porté par la responsabilité des parents

Sensibilisés à l’ouverture du collège à l’issue d’un combat mené dès le début par Baba Simon, les parents sont partie prenante du projet et invités régulièrement au dialogue et à la responsabilité. La « Rencontre Dialogue » annuelle rassemble la communauté éducative, les jeunes et les parents. Tous réfléchissent ensemble sur un thème d’éducation.

Les passerelles vers la vie

Des formations pratiques, appelées « passerelles », lien entre le village et le collège, ont été créées pour former les jeunes dans des domaines artisanaux et techniques: agriculture, maçonnerie, électricité, santé… et bien d’autres. Ainsi les élèves améliorent les conditions de vie de leur famille et de leur village et deviennent le promoteur de développement pour la région.
Passerelle agriculture et agro-alimentaire

Cette passerelle est un apprentissage –clef. Les élèves apprennent à mieux cultiver la terre, (champs de mil, d’oignons et d’arachide) maraîchage,  pépinières et plantation d’arbres, élevage. En agro-alimentaire, ils apprennent à transformer les produits agricoles afin de pouvoir les consommer et les vendre. Les transformations climatiques obligent les enseignants à chercher des solutions pour obtenir de bons résultats et changer leur manière de faire.

                              

                                                 

 

Passerelle artisanat

  Cette passerelle consiste à apprendre à fabriquer tout ce qui peut être utile et permet d’améliorer la vie quotidienne.

Electricité : les élèves apprennent à fabriquer, réparer des circuits électriques. Certains pourront en faire leur métier.

Menuiserie et mécanique : créer des objets (bancs, tables, portes métalliques…) utiles au quotidien pour leur propre usage ou pour les vendre pour en vivre.

Maçonnerie : il s’agit de savoir monter un mur, de fabriquer des briques en terre, de consolider des sarés…Ils construisent actuellement le mur d’enceinte de l’établissement.

Education sociale et familiale : les élèves apprennent à réaliser un patron, à confectionner des vêtements, à apprendre la gestion de la famille, nourrir et soigner un enfant, cuisiner…

                                                       

          

Passerelle tradition

« L’homme marche sur deux pieds ; l’un est enraciné dans la tradition. Il est véritablement appui de l’autre qui lui, est porté en avant vers la modernité ».

Connaître sa généalogie, l’histoire, les coutumes, les fêtes de son ethnie, c’est apprendre à aimer sa tradition.

C’est l’objectif des recherches réalisées par les élèves allant à la rencontre de leurs parents, grands-parents et des grands prêtres de la religion traditionnelle ; dans ce cadre, un recueil de contes a été édité.

                                                                                

Passerelle santé

Les élèves apprennent des gestes simples et utiles qui permettent de préserver la santé de leurs proches.

Chaque classe a un comité de santé responsable de l’action santé au collège.

Les élèves découvrent que la santé est de la responsabilité de chacun, d’eux-mêmes, de leurs parents, de tout villageois.

Ils ont des cours concernant la santé et l’hygiène pendant leur scolarité.